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Retour d'expérience, témoignage ♦ Apport en connaissance

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Une appréciation souvent sévère, voire polémique, tenant insuffisamment compte des réalités du développement des SIH

L’évaluation des SIH est plus sujet de polémique que d’évaluation factuelle

Les difficultés liées à l’informatisation des établissements de santé sont largement relayées par la presse nationale et locale1, avec deux reproches récurrents : le coût prétendument élevé qu’elle génère et le manque d’interopérabilité entre les solutions du marché. Cependant, comme le souligne Jean de Kervasdoué dans un article récent : « L'informatique coûte cher, il faut en être conscient. Aujourd'hui, les seules dépenses informatiques hospitalières dépassent 1,5 Md€ par an en France. C'est le prix à payer pour avoir des outils efficaces. »2


De nombreux rapports3 ont tenté d’objectiver l’état de déploiement des SIH et d’évaluer les politiques publiques. Ils se sont souvent heurtés au peu d’informations disponibles et à la qualité inégale des informations disponibles.

La connaissance sur le développement des SIH français est en forte progression.Toutefois, la comparaison à l’international reste en l’état actuel difficile

Les bases de données permettant d’évaluer factuellement l’état des SIH sont maintenant disponibles, la première d’entre elle étant oSIS (observatoire des Système d’Information de Santé – DGOS). Cette base de données est déclarative et renseignée par les établissements de santé. L’exhaustivité et la qualité des informations disponibles dans cette base sont supérieures à ce que peuvent fournir la plupart des études de marché actuelles. L’analyse qui suit s’est en grande partie appuyée sur les données issues de la base de données oSIS, ainsi que de l’Atlas 2013 des SIH4. Il est désormais possible d’observer l’évolution des SIH dans la durée et de comparer les SIH sur divers axes.


Malheureusement, la comparaison internationale reste à ce jour délicate, voire impossible si l’on cherche un niveau de preuve suffisant. La base de données internationale de référence5 ne comporte en effet qu’une soixantaine d’établissements français, alors que les autres pays européens y ont décrits plusieurs centaines de SIH. De plus, un biais optimiste est fort probable, les établissements se déclarant cherchant en premier lieu à valoriser leur excellence en termes de SI. Il est possible que ce biais soit présent pour tous les autres pays, mais que son effet tende à se neutraliser avec la taille de l’échantillon.


Ce constat nous a amené à ne publier aucune donnée issue des comparaisons internationales : en l’état actuel des bases de données internationales en notre possession, la qualité des données et la représentativité des établissements français rendent impossible toute comparaison internationale sérieuse.

1 Deux exemples parmi d’autres : L’usine nouvelle, la laborieuse informatisation de l’hôpital, Camille Chandès, 23 octobre 2008, N°3120 et Le Parisien, le grand gâchis de l’informatique hospitalière, 15 octobre 2012…
2 Leparisien.fr, interview de Jean de Kervasdoué publiée le 26/09/2013, page consultée le 26/03/2014.
3 Le premier rapport marquant sur les SIH, rédigé par l’IGAS, a été remis en 1995.
4 Atlas 2013 des SIH, état des lieux des systèmes d’information hospitaliers. DGOS, mai 2013
5 HIMSS Analytics

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Date de parution : 16/10/2014

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